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à l’établissement financier de soupçon est envisageable. Pour voir demander, sur injonction de
motiver sa décision de mettre autant elle n’est pas sans consé- la Banque de France « l’ouverture
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un terme à la relation d’affaires, quence pour le client notamment d’un compte pour ce même client
au risque de transgresser l’obliga- sur la fiscalité et les intérêts affé- sans pouvoir y opposer son re-
tion de confidentialité qui en- rents à leur détention. Elle est sus- fus ». Le risque encouru dans
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cadre la déclaration de soupçon. ceptible notamment d’entraîner ces circonstances tombait sous
une perte d’antériorité et par rico- le coup de sanction de la Com-
Il doit cependant observer un chet, des avantages patrimo- mission bancaire, organe collé-
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délai de prévenance qui en pra- niaux qui en résultent. De toute gial dirigé par le gouverneur de la
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tique est de deux mois sauf s’il évidence, le banquier déclarant de Banque de France. Depuis la trans-
existe des circonstances obli- bonne foi est couvert par une im- position de 3e directive anti-
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geant l’établissement financier à munité de poursuites contre toute blanchiment par l’ordonnance du
y déroger. Dans ces conditions, action en responsabilité qui éma- 30 janvier 2009, le législateur a
les juges considèrent que l’inob- nerait de son client et qui porte- pris le soin de concilier le droit au
servation par la banque d’un dé- rait sur les conséquences de cette compte à la clôture de compte
lai de préavis n’est pas illégi- déclaration. suite à une déclaration de soup-
time . La rupture de la relation çon. C’est l’article L561-22, V du
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d’affaires peut être envisagée CMF qui apporte une exonéra-
aussi bien lorsque le client est B. La cessation de la relation tion de responsabilité à l’égard
une personne physique que mo- d’affaires et le droit au de l’établissement financier au-
rale. Dans le même ordre compte : une rupture déroga- teur d’une ouverture de compte
d’idées, la cessation de la rela- toire pour le compte d’une personne
tion d’affaires pourrait égale- Au chevet du régime général de bénéficiant de ce dispositif.
ment être envisagée même lors- la cessation post-déclarative, se
que le client à un statut mixte, trouve le dispositif relatif au Même si cette protection est à sa-
c’est-à-dire lorsqu’il détient un droit au compte (DAC) qui, en luer, il reste qu’elle n’offre pas
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compte personnel et profession- raison de son caractère déroga- une protection suffisante à l’éta-
nel ou encore lorsqu’il s’agit toire , interroge sur les condi- blissement financier puisque
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d’un compte personnel auquel tions et modalités de rupture de l’exonération de responsabilité ne
est assorti un compte joint. la relation d’affaires. Rappelons concerne pas les cas de finance-
Dans tous les cas, rien ne s’op- que même si la relation bancaire ment du terrorisme. Concrète-
pose à ce que la banque clôture repose sur de l’intuitu personae, ment, si l’on s’en tient au raison-
l’ensemble des comptes du un établissement financier peut nement du régulateur, un établis-
client puisque, de toute manière, se voir imposer au nom du droit sement financier, qui soupçonne
les textes font référence à la à toute personne de disposer un individu de financer le terro-
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« relation d’affaires ». risme et qui procède à une décla-
d’un compte, l’ouverture d’un
L’existence d’un prêt n’est pas compte bancaire. À l’inverse, il ration de soupçon, à la clôture de
non plus dans l’absolu un obs- est interdit sous peine de sanc- ce compte, peut, en tout cas en
tacle à la cessation de la relation tions d’ouvrir un compte et d’en- théorie, se faire enjoindre d’ouvrir
d’affaires dès lors que le ban- tretenir une relation d’affaires de nouveau un compte pour ce
quier peut, de son propre chef, avec toute personne suspectée client et courir le risque de se
procéder à la clôture de l’en- d’avoir blanchi de l’argent et/ou faire sanctionner pour le chef de
semble des comptes du client et de financer le terrorisme. participation à une opération de
ne conserver que le rembourse- Ainsi, sous l’empire de l’an- financement du terrorisme.
ment des échéances. Il demeure cienne législation , l’établisse- Par ailleurs, rappelons égale-
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néanmoins, dans ces conditions, ment financier pouvait se re- ment que si le compte est ouvert
problématique de poursuivre, trouver dans cette « situation suite à une intervention de la
même de façon résiduelle, une ubuesque ». Pour cause, en cas Banque de France, il ne peut être
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relation d’affaires en dépit de la de suspicion de blanchiment, il clos à l’initiative de l’établisse-
perte de confiance.
devait effectuer une déclaration ment de crédit qu’à la suite
Dans le même ordre d’idées, la de soupçon et procédait à la clô- d’une notification écrite et moti-
clôture des livrets d’épargne con- ture du compte du client. Ce vée adressée à la Banque de
sécutivement à une déclaration de même établissement pouvait se France. Dans ce cas, l’article
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